L'objectif à l'Île-du-Prince-Édouard : rafraîchir les études

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Île-du-Prince-ÉdouardLe projet est enfin relancé à l'Île-du-Prince-Édouard, avec l'arrivée, il y a quelques mois, d'une nouvelle coordonnatrice qui a pris en charge le dossier de l'implantation d'une radio communautaire de langue française, une idée qui date d'il y a plusieurs années déjà.

Une rencontre, qui s'est tenue la semaine dernière avec notre agente Sarah Melbourne de Patrimoine canadien, nous a permis d'établir un échéancier assez réaliste quant à la réalisation des prochaines étapes devant mener au dépôt d'une demande de licence au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).


Les prochaines étapes

Il faudra tout d'abord rafraîchir les études de marché et technique, qui datent de plus ou moins le milieu des années 2000. Mais qu'on ne s'y trompe pas ; ce n'est pas une question de refaire tout le processus, comme nous l'avons expliqué à notre agente de Patrimoine canadien ainsi qu'à Bernice Arsenault, coordonnatrice du projet. 

Il s'agit plutôt de vérifier si, depuis les sept ou huit dernières années, les données ont à ce point changées qu'elles pourraient fausser le dossier devant être présenté au CRTC.

Si l'étude technique ne devrait pas être trop complexe à rafraîchir, dans la mesure où bien peu de changements, voire même aucun, ne semblent s'être produits depuis le temps, l'étude de marché, elle, demandera une attention toute particulière.


L'importance de l'étude de marché

De fait, c'est l'étude de marché qui fournira aux promoteurs du projet de radio communautaire un portrait de la situation dans le marché visé et la volonté ou non de la population de se doter d'un outil semblable.

Or, nous le savons tous, il peut se passer bien des choses sur une période de huit années.

Les données démographiques et linguistiques, l'économie locale, la présence ou non de nouveaux médias, voilà un faible échantillonnage des nombreux facteurs qui sont à prendre en considération et qui, sur une si longue période, peuvent avoir évolués parfois de façon insoupçonnée.

Nous visons donc la révision des deux études en question au cours des prochains mois afin, croyons-nous, de pouvoir réécrire la demande de licence quelque part à l'automne 2012 et présenter peu de temps après le dossier au CRTC.

Durant tout ce temps-là, il faudra bien sûr une mobilisation populaire de tous les instants des insulaires francophones et francophiles, afin que la radio puissent accumuler la somme d'argent qui sera nécessaire à l'aménagement des studios et l'installation des divers équipements techniques.

Advenant le cas où la population, les organismes locaux et les gens d'affaires exprimaient toujours leur réelle volonté de voir naître une radio semblable lors du rafraîchissement de l'étude de marché, et tout dépendant la vitesse à laquelle la demande sera traitée, il se pourrait bien que les francophones de l'Île-du-Prince-Édouard soient en mesure d'écouter leur propre radio communautaire de langue française quelque part en 2014.
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